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Ayant fait le choix de valoriser le capital immatériel
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Entretien avec Jean-Michel POPA , mené par Frédéric BASCUÑANA . Pouvez-vous nous dire quelques mots sur qui vous êtes et sur votre parcours ? Je suis Jean-Michel POPA. Je suis un analyste et un développeur. Cette analyse est construite sur des valeurs : L’utilité pour le développement La compréhension des motivations et objectifs du demandeur Le respect de la personne Cette analyse permet de fournir une proposition dont la force est manifestée par son pragmatisme et sa concrétisation sur le terrain. C’est en créant, gérant, développant de l’immatériel, que j’ai impacté mon environnement. J’ai toujours mis mon analyse et mes propositions de solution sur de nombreuses thématiques au service d’une petite communauté. Synchronconseil a été créé pour élargir mon audience et pour transmettre ma pratique de l’immatériel pour le développement. À qui s’adresse votre approche de l'Immatériel ? Quelle est la typologie de vos clients ? La typologie des demandeurs est vaste : Toute personne, entreprise, organismes, qui a besoin d’impacter son propre écosystème interne et/ou externe. Synchronconseil propose deux méthodes : le pacte SYNCHRON pour les systèmes collectifs : entreprises par exemple le Marketing de Soi pour les personnes Pourquoi l'Immatériel est-il à vos yeux un sujet  d'actualité  ? Notre époque de transitions multiples est très favorable pour concrétiser le rôle de l’immatériel. Je distingue au moins quatre cas : les entreprises qui accentuent la captation de la valeur ajoutée en externalisant la production (ex: Apple). C’est du capital immatériel organisationnel. C’est une création d’externalités classique, par valorisation des hétérogénéités de développement. les entreprises qui créent des modèles organisationnels de rupture, qui déplacent les entreprises anciennes : (ex: UBER). C’est aussi du capital immatériel organisationnel, mais en inventant des nouveaux modèles d’organisation et de création de valeurs. C’est aussi une création innovante des externalités. les entreprises qui créent des ruptures technologiques, détruisant le marché de leurs concurrentes fidèles à leurs produits : ex : les entreprises de la photo numérique, qui ont remplacé KODAK.  les entreprises qui accentuent la valorisation en créant de l’immatériel négatif. Cet immatériel se reconnait très simplement. Il ne crée pas d’avantages concurrentiels, sur les produits ou l’organisation de l’entreprise. Il est nuisible à l’entreprise à plus ou moins long terme. Il est donc caché. Ex : rôle de la relation « institutions-entreprise » sur la « promesse client ». Les immatériels négatifs sont très fréquents dans tous les domaines : automobile, santé, cosmétique, agro-alimentaire, agriculture, textile, banques. Notre propos et l'ensemble des méthodes de l'immatériels supposent la transparence.   Pour aborder l'Immatériel, quels sont les concepts et mots clés ? Pour comprendre la proposition de l’immatériel d’aujourd’hui faisons un retour en arrière. La matérialisation de la pensée est le résultat d’un très long effort de l’humanité depuis sa création. En effet la pensée, les échanges, la vie dans son ensemble était totalement immatérielle pendant très longtemps. Nous avons par exemple des preuves de l’existence d’un rite funéraire remontant à 42000 ans. L’homme, homo sapiens, était un être avec une vision fortement symbolique de la réalité. Toutes les oeuvres de Lascaud, Chauvet en attestent. On trouve dans ces œuvres picturales une volonté évidente de créer l’illusion du mouvement….c’est-à-dire de la vie. Quoi de plus immatérielle que la vie. Donc l’immatériel était partout au début de l’humanité. C’est même dans l’immatériel, que l’homo sapiens a trouvé pendant très longtemps sa raison d’être grâce à la conception d’un être suprême d’abord polymorphe, puis tardivement unifié. C’est d’ailleurs cette vision immatérielle, qui a servi longtemps de moteur à toutes les actions humaines : pensons à la construction des églises romanes, puis des cathédrales. Proposition 2 : Nous avons donc plein d’exemples où l’immatériel est la motivation des hommes. Pour en revenir au monde de l’entreprise, nous savons que l’immatériel est une composante majeure de la gestion humaine : Un bon manager est-il celui qui respecte le mieux les processus internes ? Un bon leader est-il celui qui conçoit le meilleur processus ? La réponse à ces questions est différente suivant l’ADN de l’entreprise pouvant aller de la mise en œuvre d’un politique d’éthique et de RSE, voir de bien-être en entreprise, à celle d’un harcèlement planifié. La mise en œuvre de ces politiques est toujours immatérielle ! Proposition 3 : L’immatériel est un outil de management. L’immatériel a été pendant longtemps l’outil exclusif du management. Grâce à la concentration des compétences, l’immatériel est réapparu à tous les niveaux. Quelles sont les bonnes interrogations suscitées par l'Immatériel ? Pour comprendre l'immatériel, il faut se rappeler de la matérialisation du monde. Elle a commencé par le commerce, les échanges à but mercantile. Cela a également commencé très tôt. On trouve des coquillages, qui ont servi de monnaie d’échange ou de troc vieux de 10000 ans. La matérialisation a d’emblée présenté plusieurs avantages, en permettant : la quantification de biens échangés, l’estimation de la valeur de ces biens, l’historisation de la valeur, la relation de la valeur avec l’importance du besoin, la notion de négociation,  l’accumulation des biens.  C’est le début de la richesse, de l’avoir, mais aussi de la jalousie pour l’objet. C’est aussi le début du mal. En effet la violence n’était pas le mal avant cela, car elle était liée à la survie ou à la divinité. A partir du moment, où la violence s’est trouvée déviée de son objectif noble, par des objectifs matériels, terrestres, elle fut considérée comme l’instrument d’une entité nouvelle, le mal. C’est important, car la matière fait toujours l’objet d’un procès en sorcellerie : regardons encore aujourd’hui les critiques auxquelles les patrons d’entreprise doivent faire face et la société de consommation. C’est également important pour notre approche immatérielle, car on sent bien qu’il y a dans ce milieu une partie des intervenants, qui ont un fond idéologique, attribuant à l’immatériel des vertus morales, liées au bien, leur permettant d’avancer la valorisation de l’immatériel comme une compensation du mal inhérent au matériel de l’entreprise. Proposition 4 : Il est très important pour réussir cette conversion de l’apport de l’immatériel de rester dans une approche terrain et de le distinguer du fond idéologique (bien versus mal). L’entreprise est un fait, uniquement un fait, et doit être traité comme tel. Ce fait intègre le rapport de forces entre les parties, mais doit s’effectuer dans le cadre d’une valeur commune, d’ailleurs immatérielle : la survie de l’entreprise. L’immatériel est un fait réaliste et pragmatique, il n’est ni idéologique, ni moral, et contribue à la survie de l’entreprise.   Quels sont les points de vigilance à observer ? Comme je l’ai évoqué lors de la question sur « l’actualité du sujet », la mise en œuvre des méthodes de l’immatériel suppose la transparence. Il existe donc une nécessité tacite ou formelle, à respecter, au cours de mon intervention dans l’entreprise, ce qui peut être dit et traité sous l’angle de l’immatériel. C’est une question de confiance et d’engagement. J’applique trois critères de vigilance : La compétence La qualité de la relation La mise en œuvre de ma méthode J’offre ainsi la garantie de concrétiser une proposition respectant les limites de l’intervention choisie par l’entreprise. Quels sont les enjeux associés à l'Immatériel pour nous autres professionnels ? Quelles sont les transformations ou évolutions en ligne de mire ? Alors bien sûr, il y a une grande variabilité de manière de faire de l’immatériel. Aucune méthode n’est meilleure que la sienne, car, par définition c’est celle qu’on maîtrise le mieux. Aussi pour élargir le débat et sortir des immatériels purement stratégiques, on peut rappeler, qu’il existe maintenant des logiciels d’évaluation des actifs immatériels développés par plusieurs entités, dont le plus connu est celui de Bercy « Thesaurus Bercy », on peut citer aussi CIME. Offrant une vision rapide, semi-quantitative, ces logiciels permettent de faire un suivi de l’évaluation dans le temps de 10 familles d’actifs immatériels. La plus-value n’est évidemment pas dans le logiciel, mais dans l’exploitation des données adaptées au profil de l’entreprise évaluée. Cette étape doit être pratiquée de l’intérieure, si on ne veut pas rester superficiel et surtout erroné. C’est pourquoi ma méthode LE PACTE SYNCHRON met en œuvre l’observation du terrain en interne pour diagnostiquer l’état initial et faire des propositions de positionnement adaptées à la nouvelle vision de l’entreprise, en phase avec l’évolution nécessaire. Cette étape est suivie d’une phase critique impliquant toutes les parties prenantes de l’entreprise au projet de développement, que j’appelle : la synchronisation des acteurs du succès. Comme je viens de l'évoquer, les spécialistes de l'immatériel, tels des astronomes à la découverte de l'univers, ont créé des outils pertinents et pédagogiques pour observer, analyser, mesurer, ce que les entreprises créent, gèrent et parfois délaissent tous les jours. Cet univers entrepreneurial est en pleine évolution, en ébullition même. Il est donc souhaitable de regarder de prêt l'évolution des outils pour suivre ces évolutions d'entreprise. Nous avons évoqué plus haut l'enjeu de la généralisation du SI sur l'externalisation des compétences et la création de la notion de clientabilité. Ceci n'est qu'une étape en cours. En effet l’avenir de l’évolution des entreprises est une matérialisation des processus. La tendance de certaines entreprises est donc à la suppression de l'immatériel dans le système productif. L'exemple de concrétisation imminente de cette évolution est la robotisation des systèmes de production. Le discours marketing s'appuie sur l'absence de l'homme comme garantie de qualité améliorée par la suppression de sources d'impuretés physiologiques et d'irreproductibilité de comportement. Voir la publicité de Mercedes sur sa future usine 4.0. Nous savons déjà que ce discours est erroné, puisque l'esprit du créateur peut être tenté par les immatérialité négative, qu'un univers entrepreneurial 4.0 pourra exécuter sans défaillir, sans états d'âmes. Il est donc possible que les outils de l'immatériels deviennent pour les entreprises des outils prédictifs à l'intérêt de supprimer tel ou tel immatériel. C'est une question de positionnement des entreprises spécialistes œuvrant dans cet écosystème. Au passage, on notera que la matérialisation des processus des systèmes productifs va ramener les êtres humains dans leur immatérialité. C'est une évolution qu'il faut préparer. Comment passer à l’action ? C’est en démontrant la pertinence de la valorisation de l’immatériel par des faits, qu’on pourra avancer et changer les standards : par exemple : montrer que certains comportements sont destructeurs de valeurs à moyen ou long-terme, en prenant en compte la somme « matériel + immatériel ». C’est entre autre le problème des externalités. Aller par exemple parler de certaines externalités aujourd’hui comme : « existe-t-il un lien entre la relation entreprise-organismes institutionnels et la promesse au client ?». Il est probable que vous serez écouté. Alors comment faire cela ? Il y a visiblement un objectif pédagogique à atteindre. Deux attitudes possibles : Laisser faire les spécialistes de l’immatériel qui avec 15 ans d’expérience vont aligner des faits et des démonstrations de l’apport de la méthode. C’est nécessaire. Cette approche est à mettre au compte d’une vision comptable de l’entreprise. On peut aussi montrer l’impact négatif de la non-prise en compte de l’immatériel dans la destinée d’une entreprise. C’est la démonstration par l’absence. Cette action est à rapprocher d’une analyse stratégique de risques. Ces deux approches sont donc complémentaires et sont dans la méthode. De plus, il est essentiel de convaincre et d’entraîner toutes les entreprises, de toute taille, ce qui suppose une très grande variété de chefs d’entreprise. Il est donc très important de bien s’adapter à ces différents profils. Rien de pire qu’une vision théorique, complexe, verbeuse. L’immatériel, c’est simple. Ce sont des hommes et des femmes, qui parlent à des hommes et des femmes. C’est avant tout une question de bon sens. Proposition 5 : L’immatériel, c’est simple. Faisons en sorte d’être compris. L’immatériel, c’est dans la tête des personnes et dans les relations entre les personnes. Il faut parler la langue de ces interlocuteurs et avoir une vision terrain pour découvrir les enjeux de l’immatériel, là où ils se posent.  Il est nécessaire de distinguer plusieurs catégories d’immatériels : L’immatériel qui appartient aux entreprises : processus internes et externes, propriété industrielle, marque, savoirs-faire compartimentés, etc… L’immatériel qui appartient aux intervenants et que les entreprises facturent sous forme de salaires, ou d’honoraires : c’est l’enjeu qui a fait l’objet de nombreuses théories sur l’organisation du travail, de variations de traitement dans le temps et d’une très forte politisation : La prise en charge de la continuité des processus par le système d’information, accélère aujourd’hui l’enjeu de l’externalisation des savoirs et compétences. C’est l’objet d’une véritable révolution avec l’apparition de la notion que j’appelle depuis quelques années : « clientabilité ». L’immatériel interne non encore manifesté : C’est le plus difficile à cerner, car ce sont des aptitudes qui ne se révèlent qu’au moment où on en a besoin : j’en distingue trois types : la créativité, l’innovation, la gestion du changement. Ces trois aptitudes sont présentes en chacun de nous à des degrés divers. Toute la complexité pour les entreprises consistent donc à créer un écosystème favorable à l’objectivation de ces aptitudes, c’est-à-dire à les orienter vers la résolution de problème. Dans l’arbitrage sur l’externalisation des compétences, la vision comptable ne permet pas de valoriser l’immatériel interne non manifesté. On attribue souvent au DRH la responsabilité nouvelle de déterminer les richesses inconnues des ressources humaines au niveau individuel. Soit. C’est aussi une question de contexte. Pour dévoiler ces ressources, il faut changer les conditions structurelles, qui les ont formatées. L’immatériel externe : C’est la concurrence connue et celle à venir, le contexte juridique, le contexte politico-économique. Des méthodes comme la veille stratégique permettent aujourd’hui d’accéder à des informations utiles à moindre coût. Proposition 6 : L’immatériel est simple, mais pas toujours simple à voir et à caractériser. Certains immatériels font l’objet de négociation et certains de manifestation sous contrainte. La question de fond est de savoir si l'approche immatérielle est utile et faisable en période faste ou de crise. Quelques exemples de l’impact de la non-prise en compte de l’immatériel dans des cas passés. Combien d’entreprise disparaissent pour fait de rupture technologique  Combien s’accrochent à un marché et se réduisent avec l’obsolescence de leurs produits Combien sous-estiment leur dépendance à l’égard de son potentiel humain C’est l’objet de ma démarche professionnelle avec le PACTE SYNCHRON, que de montrer que toute situation de crise est une opportunité de développement. Changer parce qu’il le faut en période faste ou en période de crise est de toute façon un développement. Il est préférable bien sûr de le faire en période faste. C’est l’éternelle histoire des 7 vaches grasses et des 7 vaches maigres. Aussi une bonne valorisation d’une entreprise doit prendre en compte son aptitude à préparer les vaches maigres, c’est-à-dire à faire tout ce qui est en son pouvoir pour les éviter, et à faire face si ce n’est pas évitable. Seule la date de l’occurrence de la crise est inconnue, car son occurrence est certaine. Préparer des périodes de crises implique une bonne connaissance de ses points forts en période favorable, afin de comprendre pourquoi ces points forts vont cédés comme des digues trop faibles en période difficile ou ne seront pas suffisant (comme la ligne Maginot). Ma méthode LE PACTE SYNCHRON permet de consolider les forces et d’en créer des nouvelles : deux axes de développement pour créer son futur et pas subir celui que préparent nos concurrents connus ou inconnus. Proposition 7 : l’immatériel est avant tout une bonne connaissance de ses points forts en période favorable. Car ces points forts sont intrinsèquement à l’origine de nos faiblesses en période critique, soit parce qu’ils sont sensibles aux conditions extérieures, soit parce qu’ils créent une illusion de puissance, empêchant la préparation du futur. Proposition 8 : Soyons catégorique jusqu’au bout. Il y a un point faible qui doive être compensé, c’est l’absence de prise en compte de l’immatériel. Cette prise en compte de l’immatériel est accessible à tous dans l’entreprise. Insight : comment surmonter les possibles résistances ? En voulant valoriser la vision immatérielle du monde, il est important de préciser que cela ne se fera pas au dépend de la vision matériel du monde. C’est essentiel, car ne remettant pas en cause le système actuel, nous ne faisons face qu’aux résistances de l’incompréhension de la nouveauté. Il n’y a donc pas de rejet de la vision immatérielle du monde. Mais pour nous faire comprendre, il est souhaitable d’expliquer ce qui est au fond une sorte de retour aux sources. Voir chapitre concepts-définition et mots clés Proposition 1 : Il n’y a pas de rejet a priori de l’immatériel, mais une possible incompréhension de sa nature et de son utilité. J'espère que mes propos permettront à certains de décider d'agir pour améliorer la maîtrise de leur immatériel. En forme de synthèse Nous venons de l’Immatériel. Nous avons fait pendant très longtemps des efforts considérables pour matérialiser notre monde, pour le maîtriser. Mais la valorisation a toujours été dans l’immatériel accompagnant le matériel. Immatériel et matériel sont intimement associés. Aujourd’hui nous redécouvrons l’Immatériel, son rôle et son expression dans l’ensemble des organisations humaines complexes. La nouveauté, c’est son évaluation. L’évaluation de l’immatériel est un regard nouveau posé sur toute activité humaine. Mais c’est aussi une revalorisation de ce qui est intrinsèque à la nature humaine. L’évaluation est possible grâce à une méthode avec des outils spécifiques. Toutes les activités humaines sont concernées : les collectifs : entreprise, association, fonction publique, etc…et les personnes : tous métiers, toutes fonctions. L’immatériel a été séparé en différentes catégories appelés actifs immatériels. On dénombre 10 familles. Des logiciels ont été créés pour analyser les actifs immatériels d’une entité. Ces outils sont adaptés à une vision MACRO TOP-DOWN, c’est avant tout la visualisation par le leader de l’idée qu’il se fait de son entité. Une approche terrain est indispensable pour compléter cette vision macro et l’enrichir. C’est aussi là que se dessine le potentiel de développement de l’immatériel. Les deux approches ensembles permettent d’identifier les forces de l’entité. Il est également important de bien cerner avec l’entité évaluée le périmètre de diagnostic. C’est une question de confiance. La tendance lourde est probablement de maîtriser son immatériel. La tendance la plus forte et la plus certaine pour y parvenir est la matérialisation des immatériels actuels. Il est probable que les outils d’évaluation des actifs immatériels devront s’adapter à cette évolution. Pour conclure, je dirais : Maîtriser l’immatériel de votre entreprise pour préparer son futur ; renforcer ses points forts et créez-en de nouveau. Analyser l’immatériel en intégrant tous les niveaux pour adapter les processus à la vision que vous vous faites de votre futur
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notes
Intervenants (2)
AUDIENCE
 
Organisation par Frédéric BASCUNANA
Format : Interview approfondie
Traitement : Analyse de concept
Secteur d'activité : Conseil / Études / Juridique / Activités comptables
 
Intervenants :

Entretien avec Jean-Michel POPA, mené par Frédéric BASCUÑANA.

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur qui vous êtes et sur votre parcours ?

Je suis Jean-Michel POPA. Je suis un analyste et un développeur. Cette analyse est construite sur des valeurs :

  • L’utilité pour le développement
  • La compréhension des motivations et objectifs du demandeur
  • Le respect de la personne

Cette analyse permet de fournir une proposition dont la force est manifestée par son pragmatisme et sa concrétisation sur le terrain.

C’est en créant, gérant, développant de l’immatériel, que j’ai impacté mon environnement.

J’ai toujours mis mon analyse et mes propositions de solution sur de nombreuses thématiques au service d’une petite communauté.

Synchronconseil a été créé pour élargir mon audience et pour transmettre ma pratique de l’immatériel pour le développement.


À qui s’adresse votre approche de l'Immatériel ?
Quelle est la typologie de vos clients ?

La typologie des demandeurs est vaste : Toute personne, entreprise, organismes, qui a besoin d’impacter son propre écosystème interne et/ou externe.

Synchronconseil propose deux méthodes :

  • le pacte SYNCHRON pour les systèmes collectifs : entreprises par exemple
  • le Marketing de Soi pour les personnes


Pourquoi l'Immatériel est-il à vos yeux un sujet d'actualité  ?

Notre époque de transitions multiples est très favorable pour concrétiser le rôle de l’immatériel.

Je distingue au moins quatre cas :

  1. les entreprises qui accentuent la captation de la valeur ajoutée en externalisant la production (ex: Apple). C’est du capital immatériel organisationnel. C’est une création d’externalités classique, par valorisation des hétérogénéités de développement.
  2. les entreprises qui créent des modèles organisationnels de rupture, qui déplacent les entreprises anciennes : (ex: UBER). C’est aussi du capital immatériel organisationnel, mais en inventant des nouveaux modèles d’organisation et de création de valeurs. C’est aussi une création innovante des externalités.
  3. les entreprises qui créent des ruptures technologiques, détruisant le marché de leurs concurrentes fidèles à leurs produits : ex : les entreprises de la photo numérique, qui ont remplacé KODAK. 
  4. les entreprises qui accentuent la valorisation en créant de l’immatériel négatif. Cet immatériel se reconnait très simplement. Il ne crée pas d’avantages concurrentiels, sur les produits ou l’organisation de l’entreprise. Il est nuisible à l’entreprise à plus ou moins long terme. Il est donc caché. Ex : rôle de la relation « institutions-entreprise » sur la « promesse client ». Les immatériels négatifs sont très fréquents dans tous les domaines : automobile, santé, cosmétique, agro-alimentaire, agriculture, textile, banques.

Notre propos et l'ensemble des méthodes de l'immatériels supposent la transparence.  


Pour aborder l'Immatériel, quels sont les concepts et mots clés ?

Pour comprendre la proposition de l’immatériel d’aujourd’hui faisons un retour en arrière.

La matérialisation de la pensée est le résultat d’un très long effort de l’humanité depuis sa création.

En effet la pensée, les échanges, la vie dans son ensemble était totalement immatérielle pendant très longtemps. Nous avons par exemple des preuves de l’existence d’un rite funéraire remontant à 42000 ans. L’homme, homo sapiens, était un être avec une vision fortement symbolique de la réalité. Toutes les oeuvres de Lascaud, Chauvet en attestent. On trouve dans ces œuvres picturales une volonté évidente de créer l’illusion du mouvement….c’est-à-dire de la vie. Quoi de plus immatérielle que la vie.

Donc l’immatériel était partout au début de l’humanité. C’est même dans l’immatériel, que l’homo sapiens a trouvé pendant très longtemps sa raison d’être grâce à la conception d’un être suprême d’abord polymorphe, puis tardivement unifié.

C’est d’ailleurs cette vision immatérielle, qui a servi longtemps de moteur à toutes les actions humaines : pensons à la construction des églises romanes, puis des cathédrales.

Proposition 2 : Nous avons donc plein d’exemples où l’immatériel est la motivation des hommes.

Pour en revenir au monde de l’entreprise, nous savons que l’immatériel est une composante majeure de la gestion humaine :

  • Un bon manager est-il celui qui respecte le mieux les processus internes ?
  • Un bon leader est-il celui qui conçoit le meilleur processus ?

La réponse à ces questions est différente suivant l’ADN de l’entreprise pouvant aller de la mise en œuvre d’un politique d’éthique et de RSE, voir de bien-être en entreprise, à celle d’un harcèlement planifié. La mise en œuvre de ces politiques est toujours immatérielle !

Proposition 3 : L’immatériel est un outil de management. L’immatériel a été pendant longtemps l’outil exclusif du management. Grâce à la concentration des compétences, l’immatériel est réapparu à tous les niveaux.


Quelles sont les bonnes interrogations suscitées par l'Immatériel ?

Pour comprendre l'immatériel, il faut se rappeler de la matérialisation du monde. Elle a commencé par le commerce, les échanges à but mercantile. Cela a également commencé très tôt. On trouve des coquillages, qui ont servi de monnaie d’échange ou de troc vieux de 10000 ans. La matérialisation a d’emblée présenté plusieurs avantages, en permettant :

  • la quantification de biens échangés,
  • l’estimation de la valeur de ces biens,
  • l’historisation de la valeur,
  • la relation de la valeur avec l’importance du besoin,
  • la notion de négociation, 
  • l’accumulation des biens. 

C’est le début de la richesse, de l’avoir, mais aussi de la jalousie pour l’objet. C’est aussi le début du mal. En effet la violence n’était pas le mal avant cela, car elle était liée à la survie ou à la divinité. A partir du moment, où la violence s’est trouvée déviée de son objectif noble, par des objectifs matériels, terrestres, elle fut considérée comme l’instrument d’une entité nouvelle, le mal.

C’est important, car la matière fait toujours l’objet d’un procès en sorcellerie : regardons encore aujourd’hui les critiques auxquelles les patrons d’entreprise doivent faire face et la société de consommation. C’est également important pour notre approche immatérielle, car on sent bien qu’il y a dans ce milieu une partie des intervenants, qui ont un fond idéologique, attribuant à l’immatériel des vertus morales, liées au bien, leur permettant d’avancer la valorisation de l’immatériel comme une compensation du mal inhérent au matériel de l’entreprise.

Proposition 4 : Il est très important pour réussir cette conversion de l’apport de l’immatériel de rester dans une approche terrain et de le distinguer du fond idéologique (bien versus mal). L’entreprise est un fait, uniquement un fait, et doit être traité comme tel. Ce fait intègre le rapport de forces entre les parties, mais doit s’effectuer dans le cadre d’une valeur commune, d’ailleurs immatérielle : la survie de l’entreprise. L’immatériel est un fait réaliste et pragmatique, il n’est ni idéologique, ni moral, et contribue à la survie de l’entreprise. 


Quels sont les points de vigilance à observer ?

Comme je l’ai évoqué lors de la question sur « l’actualité du sujet », la mise en œuvre des méthodes de l’immatériel suppose la transparence. Il existe donc une nécessité tacite ou formelle, à respecter, au cours de mon intervention dans l’entreprise, ce qui peut être dit et traité sous l’angle de l’immatériel. C’est une question de confiance et d’engagement. J’applique trois critères de vigilance :

  • La compétence
  • La qualité de la relation
  • La mise en œuvre de ma méthode

J’offre ainsi la garantie de concrétiser une proposition respectant les limites de l’intervention choisie par l’entreprise.


Quels sont les enjeux associés à l'Immatériel pour nous autres professionnels ? Quelles sont les transformations ou évolutions en ligne de mire ?

Alors bien sûr, il y a une grande variabilité de manière de faire de l’immatériel. Aucune méthode n’est meilleure que la sienne, car, par définition c’est celle qu’on maîtrise le mieux. Aussi pour élargir le débat et sortir des immatériels purement stratégiques, on peut rappeler, qu’il existe maintenant des logiciels d’évaluation des actifs immatériels développés par plusieurs entités, dont le plus connu est celui de Bercy « Thesaurus Bercy », on peut citer aussi CIME. Offrant une vision rapide, semi-quantitative, ces logiciels permettent de faire un suivi de l’évaluation dans le temps de 10 familles d’actifs immatériels. La plus-value n’est évidemment pas dans le logiciel, mais dans l’exploitation des données adaptées au profil de l’entreprise évaluée. Cette étape doit être pratiquée de l’intérieure, si on ne veut pas rester superficiel et surtout erroné.

C’est pourquoi ma méthode LE PACTE SYNCHRON met en œuvre l’observation du terrain en interne pour diagnostiquer l’état initial et faire des propositions de positionnement adaptées à la nouvelle vision de l’entreprise, en phase avec l’évolution nécessaire. Cette étape est suivie d’une phase critique impliquant toutes les parties prenantes de l’entreprise au projet de développement, que j’appelle : la synchronisation des acteurs du succès.

Comme je viens de l'évoquer, les spécialistes de l'immatériel, tels des astronomes à la découverte de l'univers, ont créé des outils pertinents et pédagogiques pour observer, analyser, mesurer, ce que les entreprises créent, gèrent et parfois délaissent tous les jours.

Cet univers entrepreneurial est en pleine évolution, en ébullition même. Il est donc souhaitable de regarder de prêt l'évolution des outils pour suivre ces évolutions d'entreprise.

Nous avons évoqué plus haut l'enjeu de la généralisation du SI sur l'externalisation des compétences et la création de la notion de clientabilité. Ceci n'est qu'une étape en cours.

En effet l’avenir de l’évolution des entreprises est une matérialisation des processus.

La tendance de certaines entreprises est donc à la suppression de l'immatériel dans le système productif. L'exemple de concrétisation imminente de cette évolution est la robotisation des systèmes de production. Le discours marketing s'appuie sur l'absence de l'homme comme garantie de qualité améliorée par la suppression de sources d'impuretés physiologiques et d'irreproductibilité de comportement.

Voir la publicité de Mercedes sur sa future usine 4.0.

Nous savons déjà que ce discours est erroné, puisque l'esprit du créateur peut être tenté par les immatérialité négative, qu'un univers entrepreneurial 4.0 pourra exécuter sans défaillir, sans états d'âmes.

Il est donc possible que les outils de l'immatériels deviennent pour les entreprises des outils prédictifs à l'intérêt de supprimer tel ou tel immatériel. C'est une question de positionnement des entreprises spécialistes œuvrant dans cet écosystème.

Au passage, on notera que la matérialisation des processus des systèmes productifs va ramener les êtres humains dans leur immatérialité. C'est une évolution qu'il faut préparer.


Comment passer à l’action ?

C’est en démontrant la pertinence de la valorisation de l’immatériel par des faits, qu’on pourra avancer et changer les standards : par exemple : montrer que certains comportements sont destructeurs de valeurs à moyen ou long-terme, en prenant en compte la somme « matériel + immatériel ». C’est entre autre le problème des externalités. Aller par exemple parler de certaines externalités aujourd’hui comme : « existe-t-il un lien entre la relation entreprise-organismes institutionnels et la promesse au client ?». Il est probable que vous serez écouté.

Alors comment faire cela ? Il y a visiblement un objectif pédagogique à atteindre.

Deux attitudes possibles :

  • Laisser faire les spécialistes de l’immatériel qui avec 15 ans d’expérience vont aligner des faits et des démonstrations de l’apport de la méthode. C’est nécessaire. Cette approche est à mettre au compte d’une vision comptable de l’entreprise.
  • On peut aussi montrer l’impact négatif de la non-prise en compte de l’immatériel dans la destinée d’une entreprise. C’est la démonstration par l’absence. Cette action est à rapprocher d’une analyse stratégique de risques.

Ces deux approches sont donc complémentaires et sont dans la méthode.

De plus, il est essentiel de convaincre et d’entraîner toutes les entreprises, de toute taille, ce qui suppose une très grande variété de chefs d’entreprise. Il est donc très important de bien s’adapter à ces différents profils. Rien de pire qu’une vision théorique, complexe, verbeuse. L’immatériel, c’est simple. Ce sont des hommes et des femmes, qui parlent à des hommes et des femmes. C’est avant tout une question de bon sens.

Proposition 5 : L’immatériel, c’est simple. Faisons en sorte d’être compris. L’immatériel, c’est dans la tête des personnes et dans les relations entre les personnes. Il faut parler la langue de ces interlocuteurs et avoir une vision terrain pour découvrir les enjeux de l’immatériel, là où ils se posent. 

Il est nécessaire de distinguer plusieurs catégories d’immatériels :

  1. L’immatériel qui appartient aux entreprises : processus internes et externes, propriété industrielle, marque, savoirs-faire compartimentés, etc…
  2. L’immatériel qui appartient aux intervenants et que les entreprises facturent sous forme de salaires, ou d’honoraires : c’est l’enjeu qui a fait l’objet de nombreuses théories sur l’organisation du travail, de variations de traitement dans le temps et d’une très forte politisation : La prise en charge de la continuité des processus par le système d’information, accélère aujourd’hui l’enjeu de l’externalisation des savoirs et compétences. C’est l’objet d’une véritable révolution avec l’apparition de la notion que j’appelle depuis quelques années : « clientabilité ».
  3. L’immatériel interne non encore manifesté : C’est le plus difficile à cerner, car ce sont des aptitudes qui ne se révèlent qu’au moment où on en a besoin : j’en distingue trois types : la créativité, l’innovation, la gestion du changement. Ces trois aptitudes sont présentes en chacun de nous à des degrés divers. Toute la complexité pour les entreprises consistent donc à créer un écosystème favorable à l’objectivation de ces aptitudes, c’est-à-dire à les orienter vers la résolution de problème. Dans l’arbitrage sur l’externalisation des compétences, la vision comptable ne permet pas de valoriser l’immatériel interne non manifesté. On attribue souvent au DRH la responsabilité nouvelle de déterminer les richesses inconnues des ressources humaines au niveau individuel. Soit. C’est aussi une question de contexte. Pour dévoiler ces ressources, il faut changer les conditions structurelles, qui les ont formatées.
  4. L’immatériel externe : C’est la concurrence connue et celle à venir, le contexte juridique, le contexte politico-économique. Des méthodes comme la veille stratégique permettent aujourd’hui d’accéder à des informations utiles à moindre coût.

Proposition 6 : L’immatériel est simple, mais pas toujours simple à voir et à caractériser. Certains immatériels font l’objet de négociation et certains de manifestation sous contrainte.


La question de fond est de savoir si l'approche immatérielle est utile et faisable en période faste ou de crise.

Quelques exemples de l’impact de la non-prise en compte de l’immatériel dans des cas passés.

  • Combien d’entreprise disparaissent pour fait de rupture technologique 
  • Combien s’accrochent à un marché et se réduisent avec l’obsolescence de leurs produits
  • Combien sous-estiment leur dépendance à l’égard de son potentiel humain

C’est l’objet de ma démarche professionnelle avec le PACTE SYNCHRON, que de montrer que toute situation de crise est une opportunité de développement. Changer parce qu’il le faut en période faste ou en période de crise est de toute façon un développement. Il est préférable bien sûr de le faire en période faste. C’est l’éternelle histoire des 7 vaches grasses et des 7 vaches maigres. Aussi une bonne valorisation d’une entreprise doit prendre en compte son aptitude à préparer les vaches maigres, c’est-à-dire à faire tout ce qui est en son pouvoir pour les éviter, et à faire face si ce n’est pas évitable. Seule la date de l’occurrence de la crise est inconnue, car son occurrence est certaine. Préparer des périodes de crises implique une bonne connaissance de ses points forts en période favorable, afin de comprendre pourquoi ces points forts vont cédés comme des digues trop faibles en période difficile ou ne seront pas suffisant (comme la ligne Maginot). Ma méthode LE PACTE SYNCHRON permet de consolider les forces et d’en créer des nouvelles : deux axes de développement pour créer son futur et pas subir celui que préparent nos concurrents connus ou inconnus.

Proposition 7 : l’immatériel est avant tout une bonne connaissance de ses points forts en période favorable. Car ces points forts sont intrinsèquement à l’origine de nos faiblesses en période critique, soit parce qu’ils sont sensibles aux conditions extérieures, soit parce qu’ils créent une illusion de puissance, empêchant la préparation du futur.

Proposition 8 : Soyons catégorique jusqu’au bout. Il y a un point faible qui doive être compensé, c’est l’absence de prise en compte de l’immatériel. Cette prise en compte de l’immatériel est accessible à tous dans l’entreprise.


Insight : comment surmonter les possibles résistances ?

En voulant valoriser la vision immatérielle du monde, il est important de préciser que cela ne se fera pas au dépend de la vision matériel du monde.

C’est essentiel, car ne remettant pas en cause le système actuel, nous ne faisons face qu’aux résistances de l’incompréhension de la nouveauté. Il n’y a donc pas de rejet de la vision immatérielle du monde. Mais pour nous faire comprendre, il est souhaitable d’expliquer ce qui est au fond une sorte de retour aux sources. Voir chapitre concepts-définition et mots clés

Proposition 1 : Il n’y a pas de rejet a priori de l’immatériel, mais une possible incompréhension de sa nature et de son utilité. J'espère que mes propos permettront à certains de décider d'agir pour améliorer la maîtrise de leur immatériel.


En forme de synthèse

Nous venons de l’Immatériel. Nous avons fait pendant très longtemps des efforts considérables pour matérialiser notre monde, pour le maîtriser. Mais la valorisation a toujours été dans l’immatériel accompagnant le matériel. Immatériel et matériel sont intimement associés.

Aujourd’hui nous redécouvrons l’Immatériel, son rôle et son expression dans l’ensemble des organisations humaines complexes. La nouveauté, c’est son évaluation.

L’évaluation de l’immatériel est un regard nouveau posé sur toute activité humaine. Mais c’est aussi une revalorisation de ce qui est intrinsèque à la nature humaine.

L’évaluation est possible grâce à une méthode avec des outils spécifiques. Toutes les activités humaines sont concernées : les collectifs : entreprise, association, fonction publique, etc…et les personnes : tous métiers, toutes fonctions.

L’immatériel a été séparé en différentes catégories appelés actifs immatériels. On dénombre 10 familles. Des logiciels ont été créés pour analyser les actifs immatériels d’une entité. Ces outils sont adaptés à une vision MACRO TOP-DOWN, c’est avant tout la visualisation par le leader de l’idée qu’il se fait de son entité. Une approche terrain est indispensable pour compléter cette vision macro et l’enrichir. C’est aussi là que se dessine le potentiel de développement de l’immatériel. Les deux approches ensembles permettent d’identifier les forces de l’entité.

Il est également important de bien cerner avec l’entité évaluée le périmètre de diagnostic. C’est une question de confiance.

La tendance lourde est probablement de maîtriser son immatériel. La tendance la plus forte et la plus certaine pour y parvenir est la matérialisation des immatériels actuels. Il est probable que les outils d’évaluation des actifs immatériels devront s’adapter à cette évolution.

Pour conclure, je dirais :

  • Maîtriser l’immatériel de votre entreprise pour préparer son futur ; renforcer ses points forts et créez-en de nouveau.
  • Analyser l’immatériel en intégrant tous les niveaux pour adapter les processus à la vision que vous vous faites de votre futur

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